28/05/2005

hypnotisé(s)


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distraction du sombre, le garçon, la fille, hypnotisés de

distraction du sombre, le garçon, la fille, hypnotisés de nuit, pleine vue sur les dunes, la fille, le garçon, rencontres et coïncidences, des petits riens en perspectives, elle marche en regardant l'état du ciel, il la regarde regarder le ciel, ça le fait loucher, ça la fait rire, un bus passe, personne ne l'attend plus, eux, deux, ils continuent, encore un peu, disperser la route, songe de lune, équilibre dans le loin du certain, le fil, à tendre


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26/05/2005

d'ombre


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s'abstraire du sombre, quelques heures et pourtant, quand el

s'abstraire du sombre, quelques heures et pourtant, quand elle se surprend à jouer à la marelle sur le parvis de la Défense ou de Beaubourg sans penser un seul instant aux quidams. le sombre en abstraction quand elle rentre à la maison, qu'elle marche sans plus penser à rien, qu'elle tire le ciel comme on tirerait d'un coup sec les rideaux de la chambre, et que le ciel semble vouloir lui sourire. c'est d'ombre quand elle croit voir le reflet du garçon à chaque mouvement de son corps, à chacun de ses pas sautés, funambule au bord même de la route, petites secondes de trois fois rien, éclipses de réalité et cœur chanté. c'est sombre quand au soir allongée, elle ne ferme pas les yeux, nuit étoilée à rêver, se racontant faisant défaisant, la vie, à venir, proche, le garçon, dimanche au soir, celui qu'elle a rencontré.


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23/05/2005

dimanche, au soir



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partager le sombre ce serait comme attendre un bus sous la p

partager le sombre ce serait comme attendre un bus sous la pluie un dimanche soir à Paris. ce serait encore regarder en l'air et ne voir rien d'autre que l'étendue grise et laiteuse d'un ciel sans devenir. le sombre, c'est une fille le dos au mur qui s'arrête de courir de peur de se voir tomber tout en sachant qu'elle n'est plus en mesure de se rattraper. le sombre en partage c'est quand le garçon ne parvient plus à sourire, qu'il se perd dans des dédales que l'on ne sait plus qualifier et qu'il ne remarque même pas la fille du dos au mur. sombre et partage, la neige de printemps qui durcit plus encore le marbre des corps meurtris par des années d'attente dure. partage sans ombre quand la fille quitte le mur, trouve une place dans le bus, là, juste à côté du garçon qui sourit sans savoir encore pourquoi et qu'ensemble ils parviennent à tuer toute prudence.


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21/05/2005

parole(s)


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Dans cet espèce de livre qui n'est pas un livre j'aurais vo

Dans cet espèce de livre qui n'est pas un livre j'aurais voulu parler de tout et de rien comme chaque jour, au cours d'une journée comme les autres, banale. Prendre la grande autoroute, la voie générale de la parole, ne m'attarder sur rien en particulier. C'est impossible à faire, sortir du sens, aller nulle part, ne faire que parler sans partir d'un point donné de connaissance ou d'ignorance et arriver au hasard, dans la cohue des paroles. On ne peut pas. On ne peut pas à la fois savoir et ne pas savoir. Donc ce livre dont j'aurais voulu qu'il soit comme une autoroute en question, qui aurait dû aller partout en même temps, il restera un livre qui veut aller partout et qui ne va que dans un seul endroit à la fois et qui reviendra et qui repartira encore, comme tout le monde, comme tous les livres à moins de se taire, mais cela ne s'écrit pas.
 
"L'autoroute de la parole" in "La Vie Matérielle". Duras aux éditions P.O.L. 1987.

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18/05/2005

(c) éléonore le gresley


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derrière le voile, en échos, pas de deux et tempo. un jeun

derrière le voile, en échos, pas de deux et tempo. un jeune couple éclairé confond les silhouettes et s'enlace. à n'en pas douter, ces deux là s'aiment. pas de corrosion dans le sentiment, la générosité du cœur est intacte. regardez les vivre simplement le train du passant, un passage majuscule écrit sans la moindre précipitation.

je crois me souvenir que c'était en septembre, à moins que ce ne fut au cœur de novembre. il faisait grand beau et il faisait grand froid. le ciel était d'un bleu à tout rompre. nous marchions dans les allées bien alignées du jardin. seuls nos pas sur le gravier se permettaient d'étourdir un peu le silence. je me suis demandé, ta main au creux de la mienne, ce que cela signifie d'être vieux. mais être vieux n'est pas un questionnement. être vieux ce serait à l'image d'Alexandre, passer deux cents ans à l'ombre d'un arbre et me dire que le temps n'existe que pour entretenir nos mémoires.

ce n'est pas un rêve malsain, que d'espérer, une nuit d'amertume, la terre promise. c'est un point de vue nocturne, sans désinvolture, vers nos lignes de conduite. l'ultime passerelle préservera le rythme et le décorum. peut-il encore en être autrement?



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15/05/2005

under your sky


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L'Animal

"Je pense que c'était un dimanche de fin d'hiver.

L'air glacial qui dessèche la peau,

Venu des plaines de Flandre,

S'est brisé sur des tours parisiennes,

Dans les errances ensoleillées de fin d'après-midi.

Il s'enfuyait d'un campus où fleurissaient les douches rouillées,

Au fond d'immeubles-dortoirs en briques rouges.

Ce jour-là

Ou peut-être un autre exactement similaire

L'animal s'éveilla.

Je crois sentir qu'il n'est pas encore mort."

In "L'Animal Cyril Collard aux éditions Flammarion. 1994.



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13/05/2005

cica care


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j'aime une vie, là, ma peau, une chanson qui me colle aux p

j'aime une vie, là, ma peau, une chanson qui me colle aux pores, des refrains qui tuent la tête, une histoire de fou qui se balade et des griffes dans le bas du dos. j'aime désespérément cette cabane et cette hargne qui se manifestent aux creux du bois. j'aime à m'isoler loin des tumultes, j'aime à te cacher quand ça se dispute, j'aime à rebours le ton de nos silences. j'aime à cicatriser nos coups de "play it again", couteaux usés sur les bords même du soupir. j'aime à me reposer derrière la lucarne, fermer l'œil doucement, prendre le temps du vol et rêver d'ailleurs. j'aime à serrer ton cou de mille colliers de forces, j'aime à deviner tes bras auscultant chaque oscillation de ma nuque, j'aime à supporter les mouvements rapides de nos croisements. j'aime à me taire la nuit, quand de ton souffle chaud, tu dessines les lendemains qui toujours se deviennent. car vois-tu, c'est bien là, que malgré tout, je reste planté.


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11/05/2005

croisement(s)


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"drôle d'endroit pour une rencontre" qu'ils disaient dans l

"drôle d'endroit pour une rencontre" qu'ils disaient dans le film, drôle de croisement, ça oui, des lignes de vies à n'en plus finir, des envie de chanter mes cris à gorge déployée, lalalalère, voilà, le chant, le cri, hop, c'est fait, pour le reste, tailler la route, les pieds nus ou pas, peu importe, s'en aller léger, pas de deux, un ballet dans l'œil et se laisser aller, léger, bye bye Thérasa ciao ciao Mercy, et hop again, oublier la valeur, tracer, se pourfendre à ou dans la nuit, kif kif, pareil, j'ai enfilé mon jean troué, celui que n'aime pas mon ami D. mais celui qui donne de l'air, dégrader le sombre, ça vire au gris, même pas mal, ne pas passer par la case night shop, de ce côté là j'ai tout ce qu'il me faut, merci beaucoup, on devait se retrouver sur la plage de Terneuzen (en flamand dans le texte s'il vous plaît madame) dimanche?, mais tous les chemins mènent à la mer, vois comme je ne parle même plus d'amertume, hop encore, vilain les jeux du mot, ras la casquette, les clés de la caisse sont toujours dans la boîte à shit, hop hop hop, ça défile les paysages, ça se défie aussi un paysage, les clés des Roches?, elles sont dans ma poche et elles y restent, point, à la barre.


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09/05/2005

intérieur nuit [edit 2005]


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08/05/2005

aux confins


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tout passerait donc par cette propension à définir inlassa

tout passerait donc par cette propension à définir inlassablement traits et courbes? qu'est-ce qui perturbe le contour? où s'en va la lumière quand elle rase? j'ai un cadre dans l'œil, et hors de mon œil tout se cabre. je marche d'ombre en pire, les sols mouvants m'avertissent de ce rien devenu possible. quand la ligne se brise, la fuite devient danger imminent. je me taille sur des graviers acérés. la route glisse et coupe. franchir tous les paysages de sauts en valses. je ferme quand l'heure est à la clôture. je tisse bas, draps et tentures. j'imprègne. j'écris au ciel des mélopées à susurrer. pourtant la mélodie est éternelle, connue de tous. c'est un peu l'histoire d'une cantate, celle qui montait vers toi. souviens toi. si mi la. et l'œil aux confins de ce noir caisson, irrigue en conscience les plaines de destinations à venir. décrire les mots, pauser les armes, s'offrir autant.


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06/05/2005

pour mémoire


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mes baisers d'écume s'échouent lamentablement sur tes flan

mes baisers d'écume s'échouent lamentablement sur tes flancs asséchés. la bouche est une baie. j'y attache la langue à grand coup de fruits rouges pour ne plus mordre le dedans de tes chair(e)s. il y a une dilution de l'air du temps, une perdition de nos pas d'antan. j'ai ouvert grand les fenêtres, j'ai tout laissé passer. il y en eut des entrances, il y en eut des envies de transparences. et je reviens, comme toujours, un peu, allongé sur le dos, à une vision opaque du ciel. dans mes rêves les nains de jardin sont des géants nordiques. dans mes herbes, le jardin est une forêt de conifères. j'ai l'envie de me pétrifier, de ne plus bouger, de rester là, le cœur entre deux étendues, la conscience en attention. je choisis de laisser faire, je me contente de te voir venir. les pas dans les allées dessinent des sillons pour mémoire. j'entends quelqu'un qui passe. je vois quelqu'un souffler. je reste dans l'ombre.



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04/05/2005

des nus, des mois


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se taire quelques minutes dans les dunes, simplement, pur pl

se taire quelques minutes dans les dunes, simplement, pur plaisir, un peu de silence, comme on aurait pu dire, un peu de temps, prendre sans les compter tous les premiers, sans muer, sans faire le guet. laisser passer l'oiseau, tirer les ailes du souvenirs, voler outre et repasser encore. l'aube incertaine, les nuits de pleine lune, éteindre les clichés, creuser le trou, se laisser mourir en quelque secondes. ce sera qui, je ne sais pas, au bout des doigts, ne t'attends pas. l'envie s'éternise sans lents demains, au delà de tous les matins. avoir le besoin d'inspirer comme on étendrait une main à la surface de l'eau fraîche. rythmer en cœur, psalmodier les pleurs, abstraire les peurs. taire. ceux. qui. piper par les dés et par affinité, plus encore si besoin en était. abandon sous terrain. je m'accroche. tu te broches. se dire que cette vie, comme dans un film de Lelouch, il y a des nus, il y a des mois, tout passera par là. sphère entière, tourner sans se presser, sillonner à jamais, ne pas se recroqueviller.


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02/05/2005

à l'antre, dériver l'étoile


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nos amours illusoires ont déposé l'armure. à l'antre nuit

nos amours illusoires ont déposé l'armure. à l'antre nuit sur les bords de la baie. en somme. entre chiens et chats, ta bouche contre, tout contre. même dans l'instant, même dans le dedans, chercher, darder, aiguiller. langue, bouche et langue. méli-mélo à l'arrière de ton train. mer et bouche, trébucher, toucher d'un bout à l'autre. ouvert à toute découverte, se baigner, s'inonder sans nommer. tu m'emplis, sucre candi sur tes lèvres, goûter, esprit libre, abandon, l'état, suspension, à ta bouche. pas d'ennui, pas de temps, revoir la mer, demain, en attendant, goulûment prendre sans plus attendre. happer l'iode, chanter, murmurer, mettre nos corps en exergue, dans le flou de la parenthèse. siffloter sans uniformité. envoyer au ciel lourd des millions de baisers. dériver l'étoile. se moquer de la marée. abandon. ça. et. ta bouche. tempête sourde. ta bouche. contre encore. épouser le contour, découdre la peau, coller l'accord. encore. surexposer nos inconnues. colorier les vides. basculer, d'avant en arrière, bousculer tes pareils, s'ébrouer comme des chiots. alanguis, revenir lentement. bouche à corps. soupirer, prolixe, c'est leste. à tendre. à l'antre jour, d'un lent demain, bordés par la baie, nos amours illusoires se sont habillés d'armures.


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