30/06/2005

des rives


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les étoiles de tes yeux rejoignent lentement la haute mer.

les étoiles de tes yeux rejoignent lentement la haute mer.

la dérive des côtes ne contient plus aucun continent.

les dunes de tes rêves sont des remparts fragiles.

abysses et abandons, des forêts pétrifiées.

des souvenirs et des pas, des fragrances et des prières.

c'est chaud et coloré, c'est nuit et glacier.

le vent dévoile, le souffle en attente.

terres et gouffres, la perte de la vue.


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29/06/2005

murmures


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la vitesse du soir me dépasse, sourd et muet, vertige en de

la vitesse du soir me dépasse, sourd et muet, vertige en devenir, ça ourle le désir ces terres sans nom, border l'océan, déborder les avancées, prier sans lendemain et sans fin, les beaux jours de tes yeux coulés d'étoiles sont des chaos frémissants, quelqu'un écoute ce que tu murmures, le silence du sable, affréter les navires de la haute mer, défier l'océan, aller, iceberg et cœur serré, salade de souvenirs et pellicules en jachères, terre, terrer, sans.



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28/06/2005

blanc solaire


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je me suis réveillé en regardant le jour en face. il étai

je me suis réveillé en regardant le jour en face. il était blanc solaire. ma nuit avait été obsidienne, mes rêves accrochés au lourd. il n'y avait rien à attendre de cette journée. un rien n'est pas venu. le jour et ses farces, mes yeux plantés dans l'immensité du ciel, cet état limite toujours en quête de définition. bien sûr que j'ai pensé à toi. dans le vide et dans le bruit. pourquoi demander? je suis sorti de peu. j'ai marché sur des terres de laves. elles étaient tièdes et pesantes. toujours des étoiles dans tes yeux. ça coule. je cherche la source. et marcher encore jusqu'à l'autre bout de toutes les nuits. creuser le tunnel, dégager les sorties. un drôle de chantier. j'aime cette perspective. demain. tout pourrait bien recommencer.


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27/06/2005

assécher


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des étoiles coulent doucement aux bords de tes yeux. quel o

des étoiles coulent doucement aux bords de tes yeux. quel ours cherches-tu? je ne te demanderai pas à quoi tu penses. je devine. ils nous en aura fallu des prairies et des marées pour assécher nos peines. le jour tombe. du vent; un calme. je reviens à l'étoile. celle qui lie. une ville, l'autre. je cherche sur la carte le chemin le plus court. je ne connais pas ta cité. je l'imagine. fière et rebelle. insubmersible. la nuit. une douceur. retourner au ciel, le dos allongé, le regard suspendu. ce doit être cela attendre. etre suspendu. de dos. la nuit apporte ses conseils. dormir au tiède. épouser le creux. refaire le parcours initial. les lendemains sont des jours comme les autres. ce sont des fanfares que l'on prive parfois de majorettes.


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25/06/2005

1278726454


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"J'ai dit adieu à l'émerveillement quand j'ai vu les icebe

"J'ai dit adieu à l'émerveillement quand j'ai vu les icebergs géants de la mer du Nord s'écrouler, vaincus par la chaleur, j'ai dit adieu aux miracles quand j'ai vu rire ces hommes que la guerre avait démolis, j'ai dit adieu à la colère quand j'ai vu ce bateau qu'on bourrait de dynamite, j'ai dit adieu à la musique, à ma musique, le jour où je suis arrivé à la jouer toute entière dans une seule note d'un seul instant, et j'ai dit adieu à la joie, en l'ensorcelant elle aussi, quand je t'ai vu entrer ici. Ce n'est pas de la folie mon frère. C'est de la géométrie. C'est un travail d'orfèvre. J'ai désarmé le malheur. J'ai désenfilé ma vie de mes désirs. Si tu pouvais remonter ma route, tu les y trouverais, les uns après les autres, ensorcelés, immobiles, arrêtés là pour toujours, jalonnant le parcours de cet étrange voyage que je n'ai jamais raconté à personne sauf à toi/"
 
 in "Novecento: pianiste". Alessandro Baricco. Folio n°3634.


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1278726466


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22/06/2005

hopeful


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est-ce parce que le visage est vaporisé de nuits et d'ombre

est-ce parce que le visage est vaporisé de nuits et d'ombres que j'en suis pour autant au bord même du désespoir? je ne fais que passer mon ami. dans ce passage, il m'arrive parfois de prendre le temps de regarder. je ne suis qu'un pêcheur mélancolique qui aime à baisser les yeux. poursuivre l'enfer est un "je" que j'ai plaisir à réinventer. bouleverser les règles de l'instant fragile et n'être que fumée. sur mon corps tourné, des vibrations et des écumes. je ne crois pas ce que je vois, et je ne vois pas ce en quoi tu crois. la magnifique illusion, l'abandon du sens; des femmes et des hommes se croisent sans se retourner. l'herbe des cimetières est drue et bien verte, les tombeaux assaillis par des lueurs sans nuance. tout est question de degrés, tout est affres et volontés. conjugaison d'à venir, l'espoir se tend.


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20/06/2005

49e parallele

http://image.latente.free.fr/pages/parallele_set.html

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suspension(s)


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suspension irrespirable. des pas dans les temps. ignorer le

suspension irrespirable. des pas dans les temps. ignorer le possible. c'est paire, c'est sévère. décloisonner l'étendue probable. se contenter de peu. réserver sa place. s'exposer de loin. ça cartonne à mort, et dans le dur, et dans le faire. supposer la sortie, voire même peut-être l'imaginer. c'est par où déjà? je n'ai qu'une ambition. te perdre en chemins. le courage n'est plus une valeur. pour vivre heureux, vivons planqués. les temps sont délétères. les paysages se dénudent au poil et à l'œil. les corps s'embourbent dans d'improbables supputations. ta violence je m'en charge. feu à volonté dans les cieux ravis. les étoiles se coucheront de bonne heure. c'est à tendre, c'est vers.


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18/06/2005

les retards de l'oeil


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cbj & Ko

Adossé au vent le jour de plume fait barrage aux dires

Nuits de plomb face à face en puissantes ruptures

De l'eau sourde dans la tête et des songes qui palissent

Les reliefs d'évidence vocifèrent à nos pieds

Perdu de corps en troubles légers la belle élégance

Epinglé, le qu'en dira t'on se chavire pour nous retrouver

Recouvrir les dettes du cœur d'un battement de cil

Ors pour hors, les petites ferrailles délaissées ne seront pas monnaies

Attraper au vol tous les retards de l'œil sans se mouvoir

Pour sécher les tornades et revoir dans le ciel tous les bleus négligés...

Ko>>> http://www.u-blog.net/knoop



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16/06/2005

(c) D.D


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j'ai longtemps été pour toi un livre de chevet. tu en as p

j'ai longtemps été pour toi un livre de chevet. tu en as passé des nuits à torturer mes paragraphes, à effeuiller mes pages lentement, à tenter de comprendre ma linguistique. tu t'allongeais dans le creux de la chambre, j'étais là, toujours, inlassablement, à portée. tu caressais le papier, tu tordais les couvertures, tu respirais l'encre profondément. parfois tu t'endormais. je collais mon nez contre ta poitrine et j'attendais béat que le jour se lève. tu voulais comprendre, tu voulais laisser ton imagination aller. tu voulais le temps, tu aspirais au calme. cela me faisait chaud cette vie là qui passait par la ligne. il y eut des jours, des nuits et des matins lents et longs. je me suis habitué très vite à ces suspensions, à ces coups de crayons gras dans l'étendue du ciel. je me souviens de ce matin où d'un geste sec et précis, tu me rangeas dans la bibliothèque du petit salon bordeaux. il me fut dur de comprendre l'état nouveau des choses. ma tête était pleine de silences. c'est là, le cul coincé, les épaules écrasées, le souffle en allergies que sans baillon, je découvris la musique des mots du poète. c'est là encore qu'avec Camille je sus apprivoiser le froid. je ne parlerai pas des virées avec Franck, ni combien Philibert me fit aimer Marie-Antoinette. tu ne le sais pas. tu as écrit sur mon corps le roman de ta vie. de pinceaux en esquisses, de traces en ancrages, dans les moindres recoins, les mots ont été gravés. je t'ai aimé à un point où cela n'a plus de sens. j'ai ressorti mon cuir et mes verres fumés des vieilles malles de la grange et je suis parti. je m'évade de nous. emporté par le vent, je découvre mes ailes. crois moi, tout s'efface, même les plus belles marques.


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14/06/2005

(c) D.D



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j'ai cru longtemps que cela pouvait être un jour de belle o

j'ai cru longtemps que cela pouvait être un jour de belle ouverture, un jour paisible à l'orée de mes surfaces. il y avait des enfants qui jouaient dans les prairies, il y avait mes mains vigilantes sur les cordes du violon, il y avait du soleil dans le ciel dès le début du jour, il y avait les nuits en perspectives, celles que l'on traduit à deux. c'était portes ouvertes sur la bonne humeur, c'était le temps qui se laisse prendre, c'était toi dans l'amplitude du souvenir, c'était ça, le sud en conjugaison et des amis qui passent. j'ai construit la maison pierre à pierre comme un bon artisan du moyen âge. puis j'ai tracé des allées dans le jardin pour le simple plaisir des contours. puis j'ai planté des arbres en me demandant ce que les garçons en feraient quand ils seraient grands. puis il y eut cette boule dans ma gorge qui est devenue aussi grosse que toutes les sphères. alors. je l'ai arrosée de vin chaud et de malt sombre. je n'ai rien avalé du tout si ce n'est, chaque jour davantage, des relents et des amertumes qui empoisonnent ma vie. pendant que je me tue à essayer d'arrêter la terre de tourner, tu emprisonnes nos adieux dans des filets serrés. dans le fond j'aurais aimé être un marin de haute mer. dans le fond, c'est certain, je ne sais plus très bien. ce fut un jour paisible à l'orée de mes surfaces.


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13/06/2005

entrés


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cbj / Ko/ Elle Sait

je t'avais promis la mer. nous sommes arrivés à la nuit. dans le gris du soir. nous nous sommes coulés dans la plage. des mains, tu as malaxé le sable et l'eau. tes châteaux sont mes dédales. des mains, je t'ai dessiné des vagues pour faire tanguer tes rêves. des portiques sur la mer se sont dressés. j'aurais voulu tarire les encres. nous sommes entrés. j'explore. tu reposes.

J'explose les reflets. Surfaces ajustées comme draps mortuaires sur tréfonds caverneux. Derrière les gris, derrière les noirs, la vie en blancs. Mes pointillés. Aux ancres imaginaires les créations déferlent, vaguement nettoyées, confusément noyées. Peaux dures. Plaquages chimériques, suaves, sur barreaux symphoniques. Traînées bleues effacées, sépias sympathiques. L'art du vide, l'or du flou, l'alchimie mimétique.

Ko>>> http://www.u-blog.net/knoop

Puis quand la vacuité aspire l'or de nos vies,l'alchimie s'évapore en retrouvant l'ennui. La plage
n'est plus que sable, graines seules serrées, car dans
la multitude elles ne sont qu'esseulées. La nuit n'est
que pénombre, la lune se fait sombre, les châteaux
n'ont plus d'ombre, et les mains à tatons ont perdu
leurs jalons. Seul le bruit du ressac met notre cour à
sac, de deux il n'est plus qu'un ancré dans son
chagrin...

ElleSait>>> http://ellesait.canalblog.com




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12/06/2005

antre mauve


13:04 Écrit par m.o.t.s | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

cbj & Ko

ça coule de sources, ça se perd de sens, ça serre de proche, ça mord dedans. c'est curieux comme tout tiraille dans l'antre mauve. éclopé de la nuit, éclipsé d'un jour. goutte à goutte à profusion et perles de vie. respirer à poings fermés, oser les yeux dans les creux. se ramasser au sofa, tenir le crayon et la gomme à portée, tout bousculer. ça s'endort dans les terres; la mer demain, en confusion.

Mettre le doigt, l'hier et le demain, aux creux d'iris rougis. Eclipses imprimées sur parchemin de vie, l'artiste débarqué dont ce n'était point l'heurt, les voies inexpliquées ont tapissé l'outrage : l'homme s'est fait. Et de son regard coulent les soies, cachets sur suies.

L'engrenage découle. Embrasser. Sphères de nuit, sphères du temps, eau pigmentée sur cils de bois. Immodérés scrutent les rocs, les nœuds fermés.

Ko>>> http://www.u-blog.net/knoop


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10/06/2005

polaroid


18:40 Écrit par m.o.t.s | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

cbj & Ko

se taire c'est bien aussi. trouver le livre, voire l'exposition. espérer comprendre pourquoi. tu voudrais penser, parfois, que cela dépendrait d'un tout. tu aimerais que la vie à vivre soit douce. tu aimerais encore que les jours s'arrêtent à tes pas. compter les heures, analyser les secondes et prendre la garde.

et c'est de l'encre sur la feuille. et ce sont des mots qui s'envolent dans le studio des pauses. quelque part entre la place clichy et la butte montmartre. il n'y a rien à faire. la cicatrice ne s'efface pas. le polaroid convoite ton âme, l'image accroche ton corps. des vues d'encore. toujours. ça revient. et le ciel ne sombre pas pour autant. c'est toujours là. et rien ne dévie l'envol.

Tous nos trains silencieux s'arrêtent en lieu puni. Demeurons à jamais ces voyageurs absents, aux mains tendues. Et qu'entre nous déraillent les aléas du rang, sifflements, crachouillis, petites fumées blanches, volutes d'inexprimé. Non-dit n'est pas maudit au royaume des divins quand l'esprit en sourit. Pétales, fleurs trop bues, résurgences imparfaites. Vivantes.

Et si l'image se voulait voleuse de corps, d'essence et même de trame, ne laissant que squelettes dépourvus de substance ? Déclencheurs de l'oubli, clichés dépareillés, les portraits restent gris sur le toit de nos âtres.

Ko>>> http://www.u-blog.net/knoop


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08/06/2005

1278726459


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j'ai toujours espéré être en mesure d'attraper par le col

j'ai toujours espéré être en mesure d'attraper par le col de sa chemise, la plus belle des nuits. je lui aurais tendu des embuscades, des feuilles immaculées de papier vélin. les lutins et les diables s'y seraient battus sans précaution aucune. à grands coups d'encre, je fais le mort comme d'autres feraient le pantin. c'est la dégringolade sévère des ténèbres, c'est l'obscur qui se meurt. par superstition, je garde mon pistolet à eau près du cœur, dans la poche intérieur de mon blazer chiffonné. c'est un temps qui s'offre sans fard, les yeux cernés. il s'épand sans compter sur mes cahiers moleskine. il y a des grappes de venins dans le cerveau, des étendues mortes au bord du caniveau, des passants perdus sans destination. mes villes de nuit sont des assassines drapées de sang et de feux.


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